L’église

Lundi 14 mai 2012, par Mairie // Histoire

ARLAY eu beaucoup d’édifices religieux dans son histoire, pas moins de trois églises et huit chapelles. Il faut préciser, qu’autrefois, ARLAY était une ville qui compta jusqu’à 2000 habitants. Les deux églises qui existaient sous louis XV, St-VINCENT et St-CLAUDE, furent déclarées vétustes et fermées en 1751. Vint la révolution qui fît du curé d’ARLAY, le Curé PARTENAILLE, un martyr, puis l’époque de le restauration où la nécessité d’un nouveau lieu de culte s’imposa : Il fallut construire une nouvelle église. C’est monsieur FLATTON de CHAMPAGNOLE qui exécuta la plus grosse partie des travaux, payée par l’héritage que laissa le Curé de BAILLY à sa paroisse. La construction eut lieu de 1818 à 1819. Le clocher s’inspire de ceux que l’on rencontre sur le plateau et qui sont dus à l’architecte BEUQUE. Cet édifice néogothique s’est enrichi d’objets de décoration provenant des églises et chapelles précédentes.

A l’intérieur, de chaque côté de l’entrée, deux bénitiers octogonaux proviennent de l’ancienne église St-VINCENT. Faire le tour de l’église en partant vers la droite. Deux grosses statues de bois polychromes représentant Notre-Dame et St-JEAN proviennent d’un calvaire, peut-être celui de St-VINCENT. Quand l’Eglise de BROU (Bourg en Bresse) s’acheva en 1532, elle libéra les élèves de Conrad MEYT dont certains vinrent peut-être à ARLAY ouvrir un atelier de sculpture. On leur devrait alors ces merveilleuses statues d’albâtre de la Renaissance. St-Roch, originaire de Montpellier, inaugure la liste des saints protecteurs des populations et des troupeaux décimés par les épidémies. Les maçons et les tailleurs de pierre, nombreux à ARLAY en avaient fait leur maître.

St-VINCENT patron des vignerons est représentée par une belle œuvre en bois doré du XVIIIème, les jurassiens lui préféraient souvent St-VERNIER.
Vient ensuite un chef-d’œuvre de finesse : St LOUIS, le gantelet à la main. Ce roi plein de noblesse, vint à BESANCON pour arrêter la guerre entre Jean de CHALON dit Jean l’Antique et son fils Hugues. Il porte la dalmatique ornée de fleurs de lys. Nous devons à Jean de LOUHANS le merveilleux groupe de l’annonciation : la Vierge agenouillée sur un prie-Dieu montre sa surprise à l’Ange GABRIEL.
Les inscriptions funéraires placées contre le mur révèlent les noms de PONCE d’ARLAY, fondateur de l’hôpital d’ARLAY en 1327, et de deux notaires : Etienne et Jean TORTELET. Les prêtres originaires de la paroisse célébraient parfois plus de 10 offices par jour ; ils étaient une douzaine en 1525.
Se diriger vers le côté gauche ; une Vierge déhanchée du XVIIIème siècle porte l’enfant de Jésus, elle se trouvait à l’emplacement de l’actuel château. Nous retrouvons ensuite les statuettes de la Renaissance avec St-CLAUDE, archevêque qui se fit moine au VIIème siècle. Il protégeait la vigne de la grêle. Plus loin, St-DENIS décapité au IIIème siècle porte une chasuble ornée de fleurs, son socle porte l’écusson des LANTENNE, famille d’ARLAY. On l’invoquait pour guérir les maux de tête.
Passer devant St-BONNAVENTURE, légat du pape(1273) et arriver à St-Etienne : il tient la palme des martyrs et a donné son nom à une monnaie au XVème siècle : la livre estévenante. Suivant ensuite, deux statues en bois peintes en deux couleurs : un St-CLAUDE et un St- PIERRE.
L’église possède une belle chaire du XVIIIème s’ornant des quatre évangélistes. Ses deux autels du Rosaire et du Sacré Cœur remontent sans doute au même siècle.Noter l’originale mise au tombeau. Dans le chœur, les deux vitraux montrant St-CLAUDE et St-VINCENT(1852) éclairent un grand tableau, œuvre de mademoiselle VAULCHIER, vielle famille d’ARLAY(1820). Le sol de la nef est dallé des pierres tombales de notabilités désireuses de profiter des prières des fidèles ; beaucoup proviennent de St-VINCENT. Enfin, au pied de l’autel du Rosaire, se cache l’épitaphe du bienfaiteur de cette église : le Curé BAILLY.
L’autel en marbre de Carrare datant de 1880/1881 a été offert par madame VANNIER, épouse du Docteur VANNIER, médecin très réputé à ARLAY de 1830 à 1881. Afin de la remercier de sa générosité, le nom de madame VANNIER Françoise Adélaïde à été inscrit en latin en bas à droite de l’autel.